Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,
Et ne vous piquez point d'une folle vitesse [...]
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ...

Nicolas Boileau
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samedi 10 mai 2014

Une action supraordonnée

Après un long sommeil, je réveille mon blog. Pendant plusieurs mois, j'ai plutôt hiberné, trop de soucis et pas assez de temps.
Aujourd'hui, les soucis sont vraiment atténués, puisque mon Papili est en voie de guérison et a retrouvé un bon moral, ma Mutti est rassurée.
J'avais aussi une bonne excuse pour ne plus communiquer : ma préparation de licence de psy. Même si je ne suis pas du tout prête, je pars demain pour Reims pour les partiels. Il me restera ensuite un mois pour bosser les statistiques durant les moments que me laissera mon boulot.
 
Ça, c'était pour les nouvelles.
 
Pendant cette hibernation, j'ai fait quelques bricolettes que je vous montrerai dans les semaines à venir.
Une qui part aujourd'hui (dernier délai ! ouf !) : une lettre brodée en 321, le rouge d'Alsace pour l'exposition de Wesserling :
 
 
Ça me fait super plaisir de savoir qu'un petit bout de mes réalisations sera là :



J'ai trouvé une jolie lettre dans ce livre déniché lors d'une brocante, DMC of course !

 
J'ai choisi de ne pas faire de point compté pour changer et aussi pour gagner du temps, mon ennemi actuel !

 
 
 
 
Alors, plutôt joli, non ?
 
PS. Supraordonné, en langage psy, ça veut dire collaboratif, l'objectif n'est pas individuel mais collectif. Quoique...

dimanche 19 janvier 2014

Bonne année à tous et à toutes

Un peu tard, mais pas en retard, je vous souhaite une année 2014 pleine de sérénité et de plaisir. Une année toute brillante et pétillante, loin des tracas petits et grands.



 
Bises à tous !

mardi 10 septembre 2013

Un héritage inespéré et un outil mystère

Mon amie Pierrette a été chargée de vider une maison dont la propriétaire est décédée. Mon autre amie Yolanda, qui l'a aidée, a tout de suite pensé à moi quand elle a vue les trésors dont elle regorgeait. M'en voici donc l'heureuse propriétaire :

Plein de coupons de tissus. De quoi coudre pendant plusieurs années !
 
Deux très grands coupons de Aïda. Ça sent la broderie au long court !

Des broderies

Un magnifique col en dentelle à l'aiguille

D'autres cols

Encore des cols

Encore des cols

Un magnifique plastron en dentelle à l'aiguille

Du coton. Hum  ! Ça sent les Aminekos et autre Amigurumis

Des boutons dans une très jolie boite


C'est avec soin que je vais ranger tout ça dans mon atelier.
 
Ceci ira dans mon petit musée
Pour finir, une énigme :
 


 
Qui pourrait me dire à quoi sert ce petit outil ?
 
Grand, grand, grand, merci à Pierrette, Yolanda et à cette inconnue qui a su conserver tant de jolies choses !

dimanche 8 septembre 2013

C'est quoi ça ?

Petit dialogue rigolo hier à la broc de Beynes :
 
- Moi (dans ma tête) : Je ne sais pas à quoi peut bien servir ce truc, mais je vois déjà ce que je pourrais en faire.
- Moi (au vendeur) : Vous en voulez combien ?
- Le vendeur : Qu'est-ce que c'est ?
- Moi : Je n'en sais rien.
- Le vendeur : Alors je vous le donne.
- Moi : Youpi ! Merci !
 
Quelques instants plus tard :
- Moi : Un vendeur m'a donné ce truc.
- ChériPhiPhi : C'est quoi ?
 
Après cette magnifique scène, la question reste posée : C'est quoi ce truc ?

 
Je l'ai présenté dans ce sens car je pense l'utiliser pour une mini bannière.
Sinon, ça me fait penser à un support pour des décorations (du style médailles militaires) ou, dans un autre sens, à la moitié d'une boucle de ceinture. Qui sait ce que c'est ?

mercredi 14 août 2013

La broderie lyonnaise

Décidément, je suis bien gâtée ces temps-ci. Superbe cadeau offert par Fanfan ma belle-soeur :

 
Ces journaux étaient édités pour la broderie traditionnelle, essentiellement pour marquer le linge. L'exemplaire le plus ancien (La broderie lyonnaise) date de mars 1944 et c'est sa 46ième année ! La première édition date donc de 1898 ! Il est écrit "Paraît provisoirement le 1ier". Pourquoi ? Cette inscription est aussi sur l'exemplaire du Journal des brodeuses daté de septembre 1945. Est-ce lié à la guerre ?
 
A ce propos, j'ai entendu il y a quelques semaines une interview sur France Inter. La dame dont je n'ai malheureusement pas retenu le nom était une ancienne déportée. Au détour d'une question, elle a raconté que dans son camps les femmes essayaient de créer quelque chose et qu'elle-même brodait pour rester humaine. Elle n'est pas rentrée dans les détails. Je me demande bien comment elle pouvait se procurer de quoi faire ça, j'imagine que c'était très rudimentaire. En tous cas, je suis restée scotchée. Broder pour rester humaine !!!
 
Mais revenons à nos journaux.
 
 
A noter, l'importance du fondateur :
En 1945, en grand, on peut lire "F.LAURENT dessinateur et éditeur".
En 1957 "F.LAURENT fondateur ; Madame J. LAURENT gérante".
En 1960, en tout petit, il est mentionné "F.LAURENT : fondateur".
En 1966 : " F.LAURENT fondateur †"

 
Ce journal vendait aussi du matériel.
 



 
Ce que je trouve intéressant pour La broderie lyonnaise, c'est qu'on est à l'origine des Éditions de Saxe fondées par Pétrus GRANJARD !
 
 
A noter aussi, déjà le caractère très "commercial" : il n'y a pas un seul alphabet complet. Ils sont tous proposés en plusieurs fois !
 
 
C'est vraiment encore un beau cadeau que j'ai eu là ! Merci Fanfan !

lundi 5 août 2013

M pour measure

Mesure en anglais. Pas d'ouvrages de dames sans mesure !

Voici ma petite vignette :

 
Oups ! Il n'y a pas de perle ! Enfin, pas encore. J'ai prévu d'en mettre une à l'œil de la petite souris mais je suis partie en vacances sans l'emporter. Ce sera pour le retour.
 

Puisqu'on est dans la mesure, un tableau utile pour la conversion des cm en pouces ou yards :

Pour les toiles à points comptés, il y a 2 dénominations.
Les anglophones comptent en points par pouce.
Les francophones comptent en points par centimètre pour la toile Aïda et en fils par centimètre pour les unifils.
 
Voici les correspondances des toiles les plus utilisées :
 
Aïda 4 : 11 counts
Aïda 5.5 : 14 counts
Aïda 6 : 16 counts
Aïda 7 : 18 counts
 
Unifil 10 : 25 counts
Unifil 11 : 28 counts
Unifil 12 : 32 counts
Unifil 14 : 35 counts
Unifil 16 : 40 counts
Unifil 22 : 56 counts
 
Avec le M, je suis juste à la moitié de ma frise qui sera un mètre de couturière un peu original.


dimanche 28 juillet 2013

La couture des armées

Le kaki n'est pas vraiment ma couleur préférée, mais mon Papili a décidé d'agrémenter mon petit musée de matériel militaire et je trouve que c'est plutôt une bonne idée. Un peu de place aux hommes, même s'il s'agit essentiellement d'outils de raccommodage.
 
Après deux trousses de l'armée française que vous pouvez revoir ici, voici ce qu'il m'a offert dernièrement :



 
Voici celle de l'armée américaine. Les ciseaux à bouts ronds, ça doit pas être terrible, même si on n'est pas là pour faire du Hardanger !



 
Le fil, on dirait des canettes de machine à coudre.
 
 
Les aiguilles particulièrement recommandées pour les toiles de Jeep

 
Les boutons dans leur drôle de petit sachet


 
Celle-ci équipe l'armée italienne
 
 
Les boutons signés Bomisa Milano
 
Mon musée va finir par déborder ! Merci Papili ! 

samedi 27 juillet 2013

Un peu d'histoire

J'ai dans ma bibliothèque une Encyclopédie des ouvrages de dames de Thérèse de Dillmont dédicacée à l'occasion d'un certificat d'études de 1924. Voici qu'hier mon Papili m'en a offert une de plus petit format, très certainement remise à cette même occasion :

 
Ce qui interpelle surtout, c'est la date.

 
Le 31 juillet 1914 est le jour de l'assassinat de Jean Jaurès qui a précédé de deux jours la mobilisation générale :



Cette jeune Aimée n'a certainement pas eu beaucoup de plaisir avec cette récompense. Le livre a cependant été bien utilisé et je tâcherai de lui trouver une bonne place dans mon petit musée !
 
Merci Papili !

vendredi 19 juillet 2013

Amineko en préparation

Mon Amineko est presque prêt. Il est crocheté avec un crochet n° 2 et du coton perlé n° 5.

 
On peut faire plus fin, mais déjà comme ça ce n'est pas très facile. Pour les bras, par exemple, il y a 9 mailles en rond. J'ai eu un peu de mal à comprendre comment faire le museau. En fait, il est crocheté lui aussi en rond puis aplati après avoir été légèrement rembourré.
 

Le rembourrage est fait avec du Granulex soft de chez Glorex pour les parties à lester. Pour le reste, j'ai comblé avec cette magnifique matière qu'est le Kapok. C'est d'une douceur incroyable et d'un moelleux extraordinaire. En plus, ce kapok, je l'ai récolté moi-même à Madagascar en ramassant des gousses au pied d'un fromager. De longues soirée à l'extraire et à le désolidariser des graines bien accrochées.
 
Mon petit Amineko aura donc un nom d'origine malgache : Tany, diminutif de volontany, qui veut dire "beige".

samedi 13 juillet 2013

Amineko

J'ai découvert il y a quelques jours les Amineko. Ami = crochet, neko = chat en japonais. L'auteure, Nekoyama, raconte en images, la vie de ses petits chats au crochet tous aussi attendrissants les uns que les autres. Le mien a été tout de suite commencé. Il sera beige avec un tricot rouge et marron.

 
En attendant l'apparition de la figurine, je me suis amusée à rechercher des photos de mon chat Ubuntu pour bien m'imprégner des différentes positions félines et de leur souplesse. Voici donc, en vrac, une tranche de vie de chat :
 
 
SEUL :
 
 
 



SEUL AVEC PRISE DE RISQUE :


 
 
ACCOMPAGNE SANS RISQUE :


 
 



ATTENTION LA BAGARRE :


 

 

Âmes sensibles : même si on se demande bien quelle est cette patte sous la tête, Ubuntu se porte à merveille, Prunelle ne l'a pas mangé, la preuve :
 
 
et il est toujours copain avec Double-Die :
 
 
A bientôt pour mon Amineko !